Présentation du sujet


Les entreprises sont constituées de systèmes d’information organisationnels (SIO). Ces systèmes très complexes permettent la libre circulation des informations dans toutes les sphères de l’entreprise. Surtout orientées vers les processus d’affaires internes, les SIO gagnent à intégrer les fournisseurs en amont et les clients en aval. Toutes les informations internes et externes rassemblées sont la base des décisions organisationnelles, il est donc essentiel de bien structurer les SIO afin de favoriser la croissance. Dans ce blogue, nous nous intéresserons principalement aux relations avec les partenaires de l’entreprise par l’entremise des SIO.

Walmart et Procter & Gamble, l’exemple parfait d’un partenariat interentreprises

L’intégration de la chaîne d’approvisionnement entre les entreprises et leurs fournisseurs est un phénomène de plus en plus fréquent de nos jours. Un exemple d’application qui fonctionne très bien est le cas des entreprises Walmart et Procter & Gamble. C’est dans les années 1980 que ces deux entreprises décidèrent de créer un progiciel qui relie les données des deux entreprises. Ce système relie le fournisseur Procter and Gamble à tous les centres de distribution de la chaîne de magasin Walmart (1). Il permet à Procter & Gamble de connaître les niveaux de stocks de chacun des centres de distribution de Walmart et ainsi permettre une meilleure efficacité dans la gestion des stocks.
Le fonctionnement du système élaboré par les deux partenaires d’affaires est fort simple. Lorsqu’un certain niveau de stock est atteint dans un des centres de distribution de Walmart, la compagnie Procter & Gamble en est immédiatement informée. Le fournisseur a donc un certain temps de réaction afin de réapprovisionner le centre de distribution de Walmart avant qu’il n’atteigne la rupture de stock. Ce système permet donc de ne jamais atteindre la rupture de stock tant chez Walmart que Procter & Gamble (1). De plus, le système software favorise les échanges entre plusieurs acteurs des deux entreprises concernées.
L’implantation du système interentreprises a eu trois conséquences bénéfiques pour Walmart :
1. La réalisation de tableaux de bords et d’outils de conjoints;
2. La diminution des coûts par l’automatisation des processus;
3. Une meilleure connaissance des comportements des consommateurs par le partage des données avec Procter & Gamble (2).

Nous constatons que l’intégration de la chaîne d’approvisionnement entre ces deux entreprises leurs a permis de former un partenariat gagnant-gagnant.

Référence :
1. «Supply Chain Collaboration», Sysoptima, http://www.sysoptima.com/scm/supply_chain_collaboration.php, consulté le 3 novembre 2011.
2. «Supply-Chain Integration through Information Sharing : Channel Partnership between Wal-Mart and Procter & Gamble», http://citebm.business.illinois.edu/it_cases/graen-shaw-pg.pdf, consulté le 3 novembre 2011.

Les SI dans les relations avec les clients le B2C

Outre la relation entre les entreprises et leurs fournisseurs, celle entre l’industrie et les clients a beaucoup évolué au cours des dernières années. Avec l’arrivée du commerce électronique, les choses ont beaucoup changé. En effet, les gestionnaires sont amenés à comprendre ce système dans le but d’en tirer le maximum d’avantages : avantages financiers du fait de l’augmentation de la marge bénéficiaire et avantages dans les relations avec les clients qui se font beaucoup plus directe, sans trop d’intermédiaires.
Avant de commencer, une petite précision est à souligner. On distingue une entreprise d’un client par le type d’achat qu’elle fait. Donc, un client peut être une entreprise qui achète un produit sans le modifier ou le revendre. Ce mode inter-entreprise représente 80% (1) des transactions faites en ligne.

Ceci étant dit, le commerce électronique se pose de manière différente dans nos vies avec les portails, les blogues et les sites marchands. Avec une aussi grande diversité, les concepteurs ont du créer une interactivité avec le consommateur pour accroitre sa satisfaction envers la marque; plusieurs exemples sont évidents : les pop-up, plug-in, blogue, flux RSS, etc. Cela facilite aussi la rétroaction de l’acheteur envers sont vendeur ou l’entreprise elle-même, et ce, en temps réel.

Enfin, le service aux consommateurs qui doit tenir compte de ce nouvel aspect qu’est la vente en ligne doit proposer sans doute de nouveaux processus de gestion des plaintes, de nouvelles politiques de retour et former des employés à gérer un nouveau genre de situation. « Les acteurs du commerce en ligne ont dû s’organiser pour prendre en compte le débordement du cadre électronique de la transaction lié à cette demande d’interactions orales et écrites. Ce débordement est d’autant plus prononcé que l’algorithme de transaction s’avère défaillant en termes de procédure ou impropre en terme de convenance. » ,disait si bien Christian Licoppe (2)

Équipe 17

(1)http://www.epoly.polymtl.ca/articles/defis%20et%20enjeux%20e-commerce%20-%20revue%20gestion.pdf
(2)http://ses.telecom-paristech.fr/licoppe/documents/Recherche/(Interaction&interactivit%E9.2.03).pdf

La force d’un réseau – B2B

Depuis quelques années il est intéressant de constater l’émergence d’outils collaboratifs externes dans les entreprises qui désirent intégrer des partenaires privilégiés dans leur chaîne logistique (ou chaîne de valeurs). L’apparition de ces outils est le résultat d’une diminution du nombre de fournisseurs en jeu et de la coopération-collaboration plus présente entre les partenaires d’affaires privilégiés qui sont parfois éloignés géographiquement (1).
Les systèmes de gestion de bases de données (SGBD) permettent la concentration des informations dans les entreprises et fournissent des outils de prise de décision précis et rapides. Le poste informatique devient réellement l’assistant du décideur (2). Dans un contexte d’externalisation, de sous-traitance ou de partenariat avec les fournisseurs, l’utilisation de systèmes inter-entreprises (ou inter-fonctionnels) permet l’échange d’information via des réseaux sécurisés et dédiés aux seules personnes autorisées. Ces réseaux sont nommés extranet. Via le portail extranet, l’accès aux données en temps réel favorise une relation très étroite entre l’entreprise et son fournisseur, une diminution du temps de réaction et un service plus réactif et flexible. Souvent, l’approvisionnement s’effectue selon le modèle juste-à-temps dans ce genre de collaboration. D’ailleurs, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Grenoble (1), la relation avec les fournisseurs serait améliorée par l’utilisation des technologies de l’information. L’information en temps réel est nécessaire dans un contexte de flux tendu puisqu’elle permet de prendre les décisions au moment opportun. En effet, les informations ont une période de validité en dehors de laquelle la prise de décision est inutile (2).
Quelques freins sont cependant rencontrés pour la mise en place de technologies de l’information chez les fournisseurs. Le coût est le principal obstacle mentionné en plus du faible retour sur l’investissement appréhendé et des moyens humains peu ou pas disponibles (1).
Le système EDI encore utilisé dans plusieurs entreprises reflète la première tentative d’échange de données informatisées (EDI). Cette approche permettait l’échange de données et non l’intégration des processus entre les partenaires. Les entreprises coopèrent davantage avec les systèmes d’information comprenant des modules étendus. Ils utilisent maintenant la même information à travers des systèmes compatibles. Les relations sont plus approfondies et durables à long terme ce qui permet l’établissement de partenariats forts. Les systèmes inter-entreprises deviennent réellement un avantage concurrentiel pour les entreprises qui les intègrent avec leurs fournisseurs.

Référence :
1. SPALANZANI Alain et Ageron BLANDINE, «Technologies de l’information et de la communication de la chaîne logistique en amont : pratiques d’entreprises», Cahier de recherche, Université de Grenoble, no 2009-15 E5, version 1-26 Nov 2010.

2. FERNANDEZ Alain, «Les nouveaux tableaux de bord des managers», Le projet décisionnel dans sa totalité, Eyrolles, cinquième édition, 2011.

3. BERNIER Carmen, «Les TI et les affaires électroniques», notes de cours SIO-1000, Université Laval, Automne 2011.

Présentation de l’équipe de rédaction

Le présent blogue est un exercice de réflexion réalisé dans le cadre du cours SIO-1000 de l’Université Laval. L’équipe 17D a est formée de membres très impliqués et intéressés par les rouages de l’administration incluant les systèmes d’information organisationnels (SIO).

Claude-Jean est étudiant au BAA et désire se spécialiser en gestion de projet à l’international. Dans cette optique, le cours de SIO demeure tout de même un impératif dans le but d’établir des systèmes de communication efficaces à travers les différentes réalités mondiales.

Florence travaille comme conseillère en logistique. Elle se spécialise dans le développement d’applications afin de maximiser le travail du personnel dans l’entreprise. La gestion de systèmes d’information organisationnels est son objectif de carrière.

Jawad étudie l’administration des affaires. Dans un environnement concurrentiel comme celui d’aujourd’hui, il a pour ambition de se spécialiser en comptabilité tout en ayant une parfaite maîtrise des systèmes et technologies de l’information.

Alexandra étudie présentement au baccalauréat en administration des affaires. Elle n’a toujours pas trouvé la concentration dans laquelle elle aimerait se spécialiser mais elle a comme intérêt le marketing ainsi que la comptabilité.